Xen 3.4.0

May 25th, 2009

Xen Source annonce la disponibilité de la nouvelle version de Xen 3.4.0.
Cette version inclus de nouvelles fonctionnalités :

- Support de la technologie Hyper-V (Viridian), système de virtualisation de Microsoft Windows 2008 Server, elle même basée sur un hyperviseur

- Amélioration du support des architectures x86 et ia64

- Meilleure gestion de l’énergie dans les domU (fréquence/voltage processeur) et support de la mise en veille dans afin de réduire la consommation des hyperviseurs

- Le support des périphériques dans les domU est amélioré, meilleure indépendance vis à vis du dom0

- Possibilité d’activer/désactiver à chaud CPU et mémoire dans un domU à distance

A noter que le support du dom0 prévu dans kernel Linux 2.6.30, dont la rc6 vient juste de sortir. Aux dernières informations le code à inclure est toujours en discussion.

Virt-manager 0.7.0

May 25th, 2009

Tandis que la libvirt est arrivée à maturité l’année dernière, le projet virt-manager restait plus discret depuis la version 0.6 de septembre 2008. La dernière version 0.7.0 disponible depuis mars apporte son lot de nouveautés, de nouvelles fonctionnalités de l’API libvirt sont enfin accessibles via le gestionnaire virt-manager :

- L’assistant de création d’une machine virtuelle revu

- Suppression des unités de stockage lors du retrait d’une VM

- Gestionnaire des unités de stockage (images et volumes) des machines virtuelles

- Attribution des périphériques physiques aux machines virtuelles

- Correctifs et quelques améliorations diverses

La prochaine Fedora 11 intègre cette nouvelle version, Debian la propose aussi sur Sid

Elle devrait rejoindre la prochaine Ubuntu Karmic dans son développement.

Debian passe de GLIBC à EGLIBC

May 25th, 2009

La GLIBC (une bibliothèque du langage C) a souvent été critiquée en raison du manque de flexibilité de son principal contributeur et mainteneur Ulrich Drepper. En effet, il possède une forte personnalité et a rejeté de nombreuses fois des patchs améliorant ou corrigeant son logiciel.

Ainsi, de nombreux “fork” ou dérivés sont nés. En particulier, le projet EGLIBC qui est donc un fork de la GLIBC “classique” mais qui se veut compatible de manière binaire avec la GLIBC. Son but est aussi d’avoir une empreinte mémoire plus petite, des composants configurables et un meilleur support de la cross-compilation.

Aurélien Jarno, développeur Debian, vient de pousser le paquet « EGLIBC » dans les dépôts Debian.Il explique que l’objectif à terme et de n’utiliser que cette bibliothèque.

Informations sur le blog d’Aurélien Jarno : http://blog.aurel32.net/?p=47

Site du projet EGLIBC : http://www.eglibc.org/

Source : http://linuxfr.org/~haypo/28230.html

MySQL 5.4

May 25th, 2009

La semaine dernière se tenait à Santa Clara (CA), la septième conférence annuelle des utilisateurs de MySQL en présence de quelques 2 000 participants. Alors que l’annonce du rachat de Sun par Oracle est présent dans toute l’actualité et que certains s’inquiètent de l’avenir du SGBD Open Source, la version de présentation de MySQL 5.4 ainsi que l’annonce de la version Cluster 7.0 rassurent sur la bonne santé du projet.

Lors de son discours d’ouverture de la conférence, Karen Tegan Padir, vice-présidente du MySQL and Software Infrastructure Group chez Sun Microsystems a déclaré : « Sans modifier vos applications, MySQL 5.4 améliorera en toute transparence leurs performances et leur évolutivité et vous donnera la possibilité de les déployer dans des environnements de traitement des données et utilisateur beaucoup plus exigeants. MySQL 5.4 convient aussi bien mieux pour des déploiements verticaux dans des systèmes SMP. Téléchargez la version de présentation mise aujourd’hui à votre disposition et faites-nous part de vos commentaires. Notre souhait est que cette version de MySQL soit la plus rapide et de la plus haute qualité ».

Pour cette nouvelle version, Sun met en avant des temps de réponse jusqu’à 90 % plus rapides et une “montée en charge sur les serveurs x86 jusqu’à 16 cœurs et sur les serveurs CMT jusqu’à 64 cœurs.” MySQL 5.4 offre des améliorations de performances et d’évolutivité permettant au moteur de stockage InnoDB d’assurer un « scale up » jusqu’à 16 cœurs sur les serveurs x86 et 64 cœurs sur les serveurs CMT. MySQL 5.4 permet également l’optimisation des sous-requêtes et inclut de nouvelles fonctions JOIN. De tres nombreuses améliorations ont été apportées par Google, Mark Callaghan (le ‘Monsieur MySQl’ de google) était d’ailleurs présent lors de la conférence et a commenté cette nouvelle version et l’usage que fait Google de MySQL dans une présentation très édulcorée (la présentation est disponible ici).

MySQL 5.4 sera disponible pour un large éventail de plateformes logicielles et matérielles, y compris Red Hat Enterprise Linux, SuSE Enterprise Linux, Microsoft Windows, le système d’exploitation Sun Solaris 10, Mac OS X, Free BSD, HP-UX, IBM AIX, IBM i5/OS et d’autres produits Linux répandus.

Une version de présentation de MySQL 5.4 est désormais disponible en ligne pour les versions 64 bits des systèmes d’exploitation Linux et Solaris 10.

Source : Toolinux

Les distributions du printemps

May 25th, 2009

Je ne reviendrai sur récente disponibilité de la Mandriva Spring 2009 et la dernière Ubuntu Jaunty Jackalope intégrant entre autre la dernière version de Gnome 2.26 et Linux 2.6.29. La communauté française d’Ubuntu donne des détails sur ces nouveautés.

De son côté le projet Fedora a annoncé la pré-version de la version 11 Leonidas. Tout comme Ubuntu, des améliorations sur le temps de démarrage du système ont été apportées, des gains d’une vingtaine de secondes dans certains cas. Concernant les environnements de bureau, la version 11 intègre aussi Gnome 2.26 et KDE 4.2. Le projet Plymouth remplace le vieillissant RHGB, ce dernier est lié au support de KMS qui permet entre autre de démarrer le serveur X sans les privilèges du super utilisateur. Le support des cartes graphiques basées sur des composants Nvidia évolue par le choix du projet Nouveau. L’intégration de l’ext4 est aussi de la partie, il est disponible par défaut contrairement aux choix des autres distributions.

La version finale de la Fedora 11 est programmée pour le 26 mai, d’ici là la pré-version est disponible à cette adresse : http://fedoraproject.org/en/get-prerelease.

Chez Novell, la version 11 de OpenSUSE évolue aussi, une première version de la future 11.2 est disponible. La version finale est prévue pour septembre 2009.

Apt-pining, ou l’art de mal travailler sur une base Debian

May 25th, 2009

Derrière ce titre un brin provocateur, je vous le concède volontiers, se cache une réalité indéniable.

Debian est une distribution merveilleuse, bénéficiant d’une architecture magnifique, basée pour l’essentiel sur un principe fort: sa gestion des paquets.

Historiquement, le principe est simple. Une série de dépôts présente un choix divers de paquets, dépendants les uns des autres, formant un tout homogène.

Suivant cette logique simple, une conclusion apparaît évidente. Il n’est, dans une logique classique de gestion des dépôts, pas aisé de bénéficier du choix de la version de l’application à utiliser. C’est tout à la fois la force et la faiblesse de Debian et de son architecture. On est bien dans ses pantoufles, mais rapidement coincé si le besoin se fait pressant de “sortir des clous”. Deux approches sont alors possibles, pour combler ce manque:

  • Monter et gérer soit même son propre dépôt, dans lequel on viendra ajouter les paquets, sous la forme d’un “backport” ou d’une mise à niveau effectuée soit-même.
  • Forcer la monté de version en utilisant des dépôts issus de versions différentes de la distribution, selon un système de priorités. Apt-pining est un outil permettant cela.

L’objet de ce billet est donc de faire une analyse comparative, argumentée et objective de ces deux approches distinctes. Concernant le troisième pré-requis, vous aurez aisément compris que je n’y parviendrai point !

La première approche parait de facto lourde, complexe à mettre en œuvre, et pas nécessairement simple à maintenir. Tous ces aprioris sont parfaitement et totalement exacts et justifiés. Cette relative complexité trouve ses racines dans la structure et l’architecture d’une distribution Debian (et dérivés).

Il est nécessaire pour mettre ceci en œuvre de:

  • Savoir gérer un miroir
  • Savoir gérer un dépôt
  • Savoir “packager” un minimum

La seconde approche permet, sans avoir à passer par toutes ces turpitudes, d’installer un paquet issu d’une version autre de la distribution, voire de “mélanger” allègrement les deux contenus pour obtenir le résultat souhaité, en établissant une série de priorités, paquet par paquet, entre différents dépôts.

Pourquoi donc, devant une telle “simplicité”, devrais-je m’offusquer et oser un pareil titre ? La réponse est simple: ceci induit la perte de la maîtrise de son système, coupe du support communautaire et/ou professionnel (cas Ubuntu par exemple), tout en “cassant” tous les fondamentaux de ce qui fait la force d’une distribution Debian: son architecture.

Certes, l’approche est séduisante, mais en pratique, du fait même de l’approche technique de la structure d’un paquet Debian, elle n’est pas viable sur le long terme. En effet, un paquet conçu pour un dépôt est généré sur la base de ce même dépôt, et l’ensemble des constituantes de ce paquet sont issues de ce dépôt.

De manière logique, on pourra schématiser la problématique de cette façon de travailler de la manière suivante:

  • Un paquet A et un paquet B dépendent d’une librairies C
  • Je veux utiliser le paquet A issu de la version la plus récente de mon système
  • Celui-ci dépend d’une version plus récente de la librairie C, mais l’ABI de celle-ci n’a pas changé
  • Mon paquet B supporte théoriquement cette librairies, du fait d’une dépendance conditionnelle (>=)
  • Ma librairie se met à jour en même temps que le paquet A
  • J’ai un paquet B qui fonctionne avec une librairie C sans avoir été compilé avec cette version précise de la librairie. Certes l’ABI n’a pas changé, mais personne n’a pu tester cette configuration précise, celle-ci étant iconoclaste

On voit donc qu’en mettant un seul petit paquet à jour, je peux prendre le risque de corrompre la cohérence globale de mon système, et surtout de me mettre dans une situation dans laquelle aucun support communautaire n’est possible.

Il suffit de regarder une seule fois, de prêt, la liste des dépendances d’un paquet comme “apache2″ pour comprendre le risque pris lors de l’utilisation d’un tel procédé.

L’approche classique, qui consiste à créer un “backport” du paquet source plus récent, puis à le placer dans un dépôt personnalisé, entraine de fait une recompilation des sources de ce même paquet à l’aide de la librairie du dépôt courant, et n’engendre donc pas le cas complexe ou deux paquets dépendent techniquement d’une même librairie dans deux version différentes, ce qui va à l’encontre même de l’architecture Unix. Pour fonctionner dans un tel système, il conviendrait d’avoir une approche “Windowsienne” du problème, et que chaque application vienne avec ses propres fichiers DLL.

L’approche lourde et complexe faisant l’objet de mes louanges est certes complexe à appréhender, apprendre, mais permet une gestion pérenne sur le long terme d’un grand nombre de machines.

Le fait simple de devoir apprendre le packaging Debian n’est probablement pas une évidence pour beaucoup d’administrateurs et il n’est certainement pas requis d’en devenir un expert, mais les notions de base permettant de créer un backport et de gérer un petit dépôt personnel peuvent s’acquérir rapidement. Ce travail est de plus une extraordinaire manière d’apprendre et comprendre Debian, et développe une vision beaucoup plus approfondie et juste de la gestion d’une distribution, au sens large.

J’oserai le “troll” suivant, partisant, mais néanmoins sincère: apt-pining est à la gestion des dépôts ce que le WYSIWYG est à la création d’un site Web… Une fausse bonne idée.

PostgreSQL 8.4 beta

May 25th, 2009

Après 14 mois de développement, la première beta de postgres 8.4 est arrivée.

Cette nouvelle version comporte de nombreux correctifs et de nouvelles fonctionnalités, entre autres :

  • Windowing Functions, une window function permet d’effectuer un calcul sur un sous ensemble de ligne d’une table qui est en relation avec la ligne actuelle.
  • Jointures recursives
  • Paramètres par défaut pour les fonctions
  • Restauration parallèle, permet d’effectuer une restauration d’une base en utilisant le parallélisme permis par des machines multi-cœurs ou multi-processeurs
  • Permissions par colonne
  • Locale par base de données
  • Amélioration des hash indexes
  • Amélioration des performances sur les jointures de type EXISTS et NOT EXISTS
  • Warm standby plus simple d’utilisation,
  • Free Space Map auto-tuning. Les paramètres Free Space Map (FSM) permettent de gérer les zones d’espaces libres dans la base de données.
  • Réduction de l’overhead due au vacuum. Le vacuum est utilisé dans Postgres comme moyen de vider le stockage et aussi comme moyen de collecter de l’information pour l’optimiseur.
  • Support SSL pour l’authentification des utilisateurs
  • Statistiques d’exécution par fonctions
  • Facilité d’édition des fonctions dans psql
  • Nouveaux modules : pg_stat_statements, auto_explain, citext, btree_gin

Lien : http://www.postgresql.org/ftp/source/v8.4beta1/

Red Hat et Microsoft signent une interopérabilité sur la virtualisation

February 23rd, 2009

Après Novell, Red Hat signe aussi un accord d’interopérabilité avec Microsoft sur la virtualisation de certains systèmes. Microsoft s’engage à supporter les RHEL 5.X en tant qu’invité sur la solution Hyper-V de Windows Server 2008. Tandis que Red Hat supporte les versions serveurs de Windows 2003 SP2,  Windows 2000 SP4 et le dernier Windows 2008. D’un point de vue technique, la technologie de virtualisation KVM de Linux disponible sur les RHEL fonctionne depuis plusieurs mois avec les OS invités Microsoft. Tout comme la solution Hyper-V de Microsoft sur laquelle de nombreuses distributions fonctionnent.

Les deux entités pourront donc assurer le support sur leurs OS en tant qu’invités. Cet accord n’inclut ni brevet, ni licence Open Source ou bien d’accords financiers.

Ubuntu 9.10 : Karmic Koala

February 23rd, 2009

Mark Shuttleworth a annoncé le nom de la nouvelle version d’Ubuntu qui sortira en octobre. Après le Jaunty Jackalope prévu en avril, la nouvelle version se nommera Karmic Koala.

L’accent sera mis côté serveur avec le Cloud Computing. On y retrouvera une compatibilité avec la technologie Amazon Elastic Compute Cloud. Pour ne pas dépendre à 100% de technologie propriétaire déjà existantes, Mark Shuttleworth a aussi annoncé le support du projet Eucalyptus, un projet de Cloud Computing libre. Les technologies d’économie d’énergie seront également à l’honneur coté serveur même si rien de vraiment concret n’a encore été annoncé.

Coté bureautique, c’est la phase de démarrage qui sera revue avec, comme toujours, la promesse de réduire encore plus le temps nécessaire. La version 9.04 d’Ubuntu Jaunty Jackalope prévoit déjà un temps de démarrage de l’ordre de 25 secondes sur un netbook et la Karmik Koala devrait encore améliorer ces performances.
L’intégration du Kernel Mode Setting dans le noyau permettra d’avoir un démarrage graphique mieux intégré et plus fluide. Mark Shuttleworth annonce que Karmik profitera de cette technologie (en utilisant peut-être la solution de boot Red Hat/Fedora nommée Plymouth).

Enfin, Mark Shuttleworth annonce encore une fois l’arrivée d’un tout nouveau thème pour Ubuntu.

Nous en saurons plus après le sommet des développeurs Ubuntu prévu à Barcelone du 25 au 29 mai.

OpenLDAP 2.4.14

February 23rd, 2009

Le 15 février dernier, la communauté OpenLDAP a annoncé la disponibilité d’une nouvelle version du serveur d’annuaires.

La version 2.4.14 est la dernière de la branche 2.4, où sont concentrées maintenant tous les efforts des développeurs. Même si cette version est trop jeune pour bénéficier de l’étiquette “stable” de la communauté, il est fortement recommandé à tous les utilisateurs d’une version 2.4.x d’y migrer dès que possible. Pourquoi ? Pas moins d’une centaine de bugs y ont été corrigés !

Pour rappel, la plupart des utilisateurs d’OpenLDAP en production restent fidèles aujourd’hui à la branche 2.3, qui ne reçoit plus que des mises à jour de sécurité. La branche 2.4 apporte un lot de nouvelles fonctionnalités très intéressantes : réplication multi-maîtres à N noeuds, configuration dynamique embarquée dans l’annuaire (accessible via LDAP), performances accrues ainsi que quelques modules d’extension intéressants.

Notre analyse : Linagora travaille de près à l’évaluation de ces nouveautés, et contribue à leur stabilisation à travers la correction de bugs auprès de la communauté OpenLDAP. Cette version marque un tournant vers une version 2.4 de plus en plus stable et exempt de bugs pour ce serveur LDAP libre aux fonctionnalités impressionantes.